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Une petite équipée d’aventuriers prêts à en découdre avec le plus grand lieu de picole non assumé de l’Europe toute entière, le Salon du Vigneron Indépendant...

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Il y a sept ans...

Il y a sept ans, sordide lecteur, l'un des plus grands écrivains américains de cette fin de siècle se faisait sauter le caisson dans son camp retranché d'Aspen. Hunter S. Thompson quittait ainsi l'Amérique qu'il avait tant aimé, quelques mois à peine après la réélection de Georges W. Bush, ne pouvant se résoudre à continuer à vivre dans un pays aux mains des Républicains.

 

Véritable phénomène outre-atlantique mais peu connu en France bien qu'on commence à trouver son oeuvre traduite depuis quelques années, Hunter Thompson marqua les sixties US d'un poing rageur. Celui qui considérait Nixon comme son "meilleur ennemi" était de ceux qui refusaient l'inéluctabilité du système, plantant inexorablement sa plume où il la savait meurtrière, et avait pour cela inventé ce qu'on réduit généralement à une "sorte de journalisme", mais qui s'averera être un véritable mode de vie pour lui : le "Gonzo Journalism", qui consistait en une immersion totale au sein du sujet à grands coups d'alcool et de drogues diverses pour pondre au final un article d'une subjectivité assumée mais d'une grande richesse et d'un grand enseignement si l'on cherche aujourd'hui à comprendre comment et pourquoi l'Amérique est devenue ce qu'elle est. Car il semble évident de nos jours, si on a le regard qu'il faut, que Thompson aura passé sa vie à tenter d'alerter son pays des déviances qu'il était en train d'embrasser, violant un peu plus chaque jour le "rêve américain" dans son acceptation la plus libertaire. 

 

Cette rage se traduira par quelques chef d'oeuvres du genre, dont le déjanté Las Vegas Parano somptueusement adapté au grand écran par Terry Gilliam, et bien évidement La Grande Chasse au Requin, premier tome des Gonzo Papers enfin traduit et édité en 2010 chez Tristram et dont ce site s'inspire bien évidement en ce qui concerne son titre (et un petit peu son essence).    

 

Thompson laisse derrière lui une oeuvre incontournable pour qui cherche à comprendre l'Amérique des années 60/70, ses rêves et ses désillusions, ses travers, ses combats, ses hypocrisies. Un auteur à découvrir, un auteur unique comme le disait Le Figaro Littéraire : " En France on n'a pas ça et aux Etats-unis, pays pourtant pas avare en déjantés, ils n'en ont qu'un comme lui."

 

Je n'ai qu'une crainte, sordide lecteur, c'est que Dieu n'ai pas prévu assez de LSD au Paradis. Que Dieu se protège si tel est le cas...

 

Repose en paix, Duke.

 

 

http://3.bp.blogspot.com/-LszZl0lAAR4/TZ8bnn-fKaI/AAAAAAAABAM/w8Bse2ZPB3U/s1600/hunter-s-thompson.jpeg

 

 

 

 

 

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