Une petite équipée d’aventuriers prêts à en découdre avec le plus grand lieu de picole non assumé de l’Europe toute entière, le Salon du Vigneron Indépendant...
"La Grande Chasse au Rouquin" tire son inspiration du titre d'un livre écrit par l'auteur américain et journaliste Hunter S. Thompson, "La Grande Chasse au Requin" (le tout combiné avec le mot "Rouquin", argot désignant généralement le vin rouge).
Il s'agit d'un recueil de textes composants le "Nouveau Testament Gonzo", regroupement d'articles publiés entre le milieu des années 60 et le milieu des années 70 et abordant des thèmes comme le mouvement hippie, le rêve américain, la politique américaine, les drogues, la contre-culture, etc...
Né en 1937 (ou 1939, son amour pour la controverse s'étendra jusqu'à sa date de naissance !) et mort en 2005, Hunter S. Thompson est le pape de ce qu'on a appelé le "Gonzo Journalism" qui consiste en une enquête ultra-subjective faite de récits à la première personne et de prises de drogues diverses, le tout combiné à une plume féroce. Peu connu en France, c'est un véritable phénomène aux Etats Unis jusqu'à son suicide en 2005.
A la naissance de ce qui finirait par s'appeler la Grande Chasse au Rouquin il y a quelques années, les premiers compte-rendus de nos participations au Salon du Vigneron Indépendant furent rédigés en s'inspirant du journalisme gonzo. Plume acérée, vision déformée par les vapeurs de l'alcool et positions sans compromis, le salon prenait une teinte très différente de son idée première.
En effet, si l'événement est officiellement placé sous le signe de la découverte et de la modération, il s'avère qu'en grattant un peu ce vernie de belle apparence et en ayant le regard qu'il faut, on découvre très rapidement un univers radicalement différent où l'excès devient la norme.
C'est cet univers qui est raconté dans le récit intitulé Le Salon du Vigneron est Décadent et Dépravé que vous pourrez suivre régulièrement sur ce site. Librement adapté des péripéties passées et à venir d'une petite équipée d'aventuriers qui se sont lancés à corps perdus dans ce voyage, cette version fantasmée de leurs participations aux différents salons s'inspire ouvertement du style d'écriture de Thompson. Il ne sera donc pas rare que vous trouviez, ici ou là, quelques expressions (voir plus) issues de son oeuvre. Une sorte de modeste hommage, en quelque sorte, à l'un des plus grands auteurs américains de la fin du siècle.